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Marron d'Inde

 

On le retrouve un peu partout en France et en Europe, avec ses grosses bogues vertes qui ressemblent à des oursins végétaux et leurs gros fruits très similaires à la chataîgne. Ce que l'on sait moins, c'est que le marronnier, aussi connu sous le nom de marronnier d’Inde, nous offre de nombreux bienfaits pour la santé...

Présentation générale du marron

Le marron d’Inde est en fait la graine non comestible, contrairement à sa cousine la chataîgne, du marronnier commun. Elle est enserrée dans la capsule épineuse, ou bogue, que l’on connaît bien.

Le marronnier commun est un arbre de la famille des hippocastanaceae, originaire de la région des Balkans ou encore d’Asie occidentale. Il s’est répandu en Europe à partir du XVIIe siècle.

Son nom provient de sa ressemblance avec les marrone, mot italien désignant les grosses châtaignes. L’arbre est également connu sous d’autres appellations, comme par exemple marronnier commun, marronnier blanc, ou encore châtaignier des chevaux. Le marronnier peut vivre pendant plus de 300 ans, et atteindre jusqu’à 30 mètres de hauteur.

Composition et propriétés médicinales du marron d’Inde

Le marron d’Inde se composent de plusieurs principes actifs : saponosides triterpéniques, flavonoïdes dont le quercétol et le kaempférol, tanin catéchique, aescine, hétérosides coumariniques, esculoside ou encore vitamine P. Ces substances actives font du marron d’Inde un fruit certes non comestible, mais bienfaisant pour l’organisme à de nombreux égards.

Veinotrope, le marron d’Inde est traditionnellement utilisé entier pour lutter contre l’insuffisance veineuse. Cependant, l’esculine présente dans le marron est une substance toxique potentiellement dangereuse à trop forte dose, et la phytothérapie utilise aujourd’hui des extraits normalisés en escine mais sans esculine, afin d’éviter tout effet indésirable.

Veinotrope donc, le marron d’Inde est excellent en cas d’insuffisance veineuse, c’est à dire d’une mauvaise circulation du sang dans les vaisseaux sanguins.

L’insuffisance veineuse a pour effet de provoquer une détérioration des parois des veines, ce qui affecte souvent les jambes et entraîne des symptômes courants tels que le phénomène de jambes lourdes, gonflées voire douloureuses. Ce trouble de la circulation peut même aller jusqu’à l’apparition de varices ou, dans les cas les plus graves, de phlébite. 

L’escine présente dans le marron d’Inde préserverait la perméabilité et la tonicité de la paroi veineuse, et empêcherait l’apparition des oedèmes tout en favorisant un meilleur retour du sang vers le coeur. 

Ses propriétés veinotropes font également du marron d’Inde un traitement naturel de choix en cas de crise hémorroïdaire. 

En cosmétique, l’extrait de marron d’Inde est utilisé pour réduire les cernes sous les yeux. Il a un effet tonique et décongestionnant sur les tissus, permettant donc de faire baisser le gonflement et l’apparence bleutée de la peau.

Que dit la science sur le marron d’Inde ?

De nombreuses méta-analyses ont repris et synthétisé les différents travaux concernant les propriétés veinotropes du marron d’Inde. Les différentes recherches ont finalement portées sur plus de 1000 personnes au total souffrant d’insuffisance veineuse, et utilisaient des protocoles en double aveugle ou avec l’introduction d’un placebo, afin de garantir la fiabilité des observations.

Il s’est avéré qu’une complémentation en extrait de marron d’Inde soulage effectivement les symptômes liés à l’insuffisance veineuse et traite également ses complications (varices, ulcères veineux…) (1) (2) (3). 

D’autre part, un regroupement de cinq essais cliniques ont utilisé l’extrait frais de marron d’Inde sous forme de teinture mère, de gélule ou encore de pommade afin de comparer les résultats des différentes formes de préparation.

Là encore, les résultats sont ressortis consistants : les 3 types de prescription se sont révélées efficaces sur les sujets souffrant d’insuffisance veineuse chronique ainsi que sur les personnes souffrant de varicose. En effet, ces 3 traitements ont permis une réduction significative de l’oedème au niveau des jambes, une baisse des douleurs et des lourdeurs, ainsi qu’une nette diminution des démangeaisons (4) (5).

En cas de crise hémorroïdaire, les tests ont montré qu’un extrait de 3 fois 40 mg par jour d’escine, composé actif principal du marron d’Inde entraînait une baisse significative de la taille, du gonflement, des saignements et des douleurs associées et ce dès la première semaine de traitement (6). 

Utilisation, posologie et effets indésirables du marron d’Inde

Le marron d’Inde se retrouve dans le commerce sous forme de gélules, de teinture mère ou de gel. Les gélules peuvent être prises à raison de 1 à 2, 3 fois par jour dans les cas d’insuffisance veineuse ou de crise d’hémorroïde.

Nous recommandons cependant de vous reporter aux indications de dosage du fabricant, qui peuvent varier en fonction de la teneur en principes actifs du complément.

La teinture mère quant à elle peut s’utiliser matin et soir, en mélangeant 50 gouttes dans un verre d’eau. Le gel aux extraits de marron d’Inde s’appliquera en massage doux sur les zones à traiter. 

Il est aussi possible de prendre le marron d’Inde en infusion de feuilles et d’écorce, ou encore sous forme de préparation de gemmothérapie, c’est à dire d’extrait concentré de graines et de bourgeons. Dans ces cas-là, on peut consommer le marron d’Inde en préventif ou en curatif, avec un dosage de 5 à 15 gouttes par jour.

Aucun effet indésirable n’a été décelé avec le marron d’Inde.

Conclusion

Les effets bénéfiques du marron d’Inde sont reconnus par l’OMS et la Commission Européenne, et son utilisation est d’ailleurs recommandée en complément efficace du port des bas de contention, et/ou d’application régulière d’eau froide pour soulager les symptômes de l’insuffisance veineuse. Sans aucun danger pour la santé, et disponible sous de multiples formes, le marron d’Inde est un traitement naturel efficace.

  1. Cochrane Database Syst Rev. 2006 Jan 25;(1):CD003230.Horse chestnut seed extract for chronic venous insufficiency. Pittler MH1, Ernst E.
  2. Int Angiol. 2002 Dec;21(4):305-15. Efficacy, routine effectiveness, and safety of horsechestnut seed extract in the treatment of chronic venous insufficiency. A meta-analysis of randomized controlled trials and large observational studies. Siebert U1, Brach M, Sroczynski G, Berla K.
  3. Lancet. 1996 Feb 3;347(8997):292-4. Comparison of leg compression stocking and oral horse-chestnut seed extract therapy in patients with chronic venous insufficiency. Diehm C1, Trampisch HJ, Lange S, Schmidt C.
  4. Adv Ther. 2006 Jan-Feb;23(1):179-90. Treatment of patients with venous insufficiency with fresh plant horse chestnut seed extract: a review of 5 clinical studies. Suter A1, Bommer S, Rechner J.
  5. Clinical efficacy of horsechestnut seed extract in the treatment of venous ulceration. Leach MJ, Pincombe J, Foster G. J Wound Care. 2006 Apr;15(4):159-67. 
  6. Rev Med Liege. 1976 May 15;31(10):343-5. [Double blind study of reparil in proctology]. Pirard J, Gillet P, Guffens JM, Defrance P.